[Lis] La jeunesse de la cordonnière, Pauline Gill

 
 
Je suis heureuse de vous parler aujourd’hui d’un roman qui m’a beaucoup plu. Il faut dire que La jeunesse de la cordonnière avait tout, mais vraiment tout, pour me séduire! Voyez plutôt!Au milieu du XIXe siècle, sur les rives du lac Saint-Pierre, dans la très belle région de Yamachiche et de Pointe-du-Lac, une jeune femme de quinze ans connaît une destiné inusitée, indissociable de celle de gens qui gravitent autour d’elle. Son audace va bientôt bouleverser l’existence d’un homme de vingt ans son aîné et de toute sa famille. Sa vie sera tissée de luttes pour exercer un métier jusque-là réservé aux hommes et de tourments amoureux auxquels les moeurs de l’époque et l’omniprésence de la morale chrétienne ne sont pas étrangères.
Ce que j’ai tout de suite apprécié dans ce roman, c’est le style de l’auteur : élaboré, soigné, mais d’une sobriété et d’une fluidité qui le rendent particulièrement agréable pour le lecteur. Pauline Gill semble avoir trouvé la formule magique, l’équilibre parfait entre une écriture recherchée et une réelle simplicité, bien loin des tournures de phrases alambiquées que l’on retrouve quelquefois dans la littérature contemporaine.Savoir que l’histoire de Victoire Du Sault, première femme cordonnière, n’est pas que fiction m’a rapidement donné envie de la connaître davantage, et je dois dire que je me suis immédiatement attachée à elle. Beaucoup de lectrices peuvent s’identifier à son besoin de sortir des rails imposés par la société, de s’éloigner d’une vie toute tracée bien ennuyeuse, et je pense que cette force de caractère qui contraste avec la fragilité que nous découvrons en elle la rend encore plus touchante. Par ailleurs, le fait de suivre Victoire sur une dizaine d’années m’a permis de saisir l’évolution de son personnage, dans ses aspects constants ou, au contraire, changeants.

Et c’est également par l’intermédiaire des hésitations sentimentales de la jeune femme que le récit m’a captivée. Sans trop en dévoiler, je dirais simplement que ses émotions entrent souvent en conflit avec sa morale ou avec le regard des autres, et que cette déchirure intérieure, loin d’être une marque du passé, rend l’histoire de Victoire véritablement actuelle!

En conclusion, je vous recommande chaudement cette saga canadienne! J’ai réellement hâte d’en découvrir la suite, et je possède d’ailleurs déjà le volume suivant, intitulé tout simplement La cordonnière.

Mille mercis à Sophie-Méley Daoust et aux
éditions Typo pour ce généreux cadeau !
 
 
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