[Lis] Pieux mensonges, Maile Meloy

 
C’est avec près d’une semaine de retard que je vous propose aujourd’hui mon compte-rendu de lecture de Pieux mensonges. Je préfère toujours rédiger mes posts juste après avoir refermé le roman concerné, afin de préserver mes idées intactes… Je crois cependant garder un souvenir suffisamment vivace de mes impressions et je pense donc que ce décalage ne ternira pas l’article !

Tout commence par un mariage catholique célébré en Californie, à la veille de Pearl Harbor. Et tout s’achève par la révélation d’un incroyable secret de famille. C’est donc un demi-siècle qui se déroule sous nos yeux et entre ‘celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas’, les certitudes des uns et les doutes des autres, Maile Meloy ne tranche pas. Au contraire, elle plonge dans une lumière ambigüe cette romance aux couleurs de notre temps.



J’ai commencé cette lecture avec appréhension : dès le départ, j’ai constaté des ressemblances certaines avec Dans les coulisses du musée de Kate Atkinson, que j’ai véritablement adoré.
Je craignais d’assister au lamentable phénomène de la pâle copie… Pourtant, de façon imperceptible, je me suis retrouvée immergée dans le récit… au point d’être finalement parfaitement captivée et de lire jusqu’à l’endormissement chaque soir ! Je vous épargne l’inventaire des noms d’oiseaux proférés à l’égard de mon éveil lumière lorsqu’il entrait en action le lendemain, à 6h15 !Ce qui m’a tant intéressée? L’évolution du récit, qui se déroule sur pas moins de quatre générations. Dans Pieux mensonges, il n’y a pas de temps morts, l’histoire ne paraît jamais tirée en longueur. Grâce à cette progression naturelle, nous avons l’opportunité de voir grandir, mûrir, se transformer des personnages auxquels on ne peut que s’attacher.
J’ai aimé découvrir et décoder les relations complexes au sein de cette famille marquée par le secret. Cette thématique est habilement traitée par l’auteur, qui nous présente des personnages tiraillés entre une vérité quelquefois cruelle et une dissimulation d’apparence plus facile. L’approche psychologique est à cet égard intéressante, car on s’aperçoit rapidement qu’en déguisant les faits, on ne ment bien souvent qu’à soi même et que le mensonge marque inconsciemment ceux qui en sont l’objet. Les conséquences sont lourdes, pour tous.

Par ailleurs, j’ai été interpelée par la réflexion menée par Maile Meroy en ce qui concerne la religion. Sans émettre de jugement, elle nous présente différentes figures de croyants, de la grenouille de bénitier à l’athée convaincue. La foi est montrée dans son ambivalence, comme source tout à la fois d’espérance et de conflits potentiels.

 

En conclusion, j’ai sincèrement apprécié Pieux Mensonges et je n’hésiterai pas à acquérir d’autres titres signés par cet auteur ! Une agréable découverte, que je recommande aux amateurs de fresques familiales contemporaines.

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