[Lis] Un enfant de l’amour, Doris Lessing

 
Un enfant de l’amour est l’incarnation du roman qui génère en moi des attentes considérables. Ce sentiment est lié à plusieurs facteurs : le premier est qu’il s’agit d’une recommandation de ma maman, et (vous le savez désormais) elle ne se trompe jamais. De plus, la couverture annonce fièrement que l’auteur a remporté le Prix Nobel de littérature en 2007, gage de qualité presque aussi fiable que le premier.

Le bouquin compte moins de 200 pages, je l’imagine donc allant à l’essentiel, sans lourdeurs, ni fioritures inutiles. Voyons si mes espoirs ont été déçus ou non !

Durant l’été 1939, le jeune James Reid, passionné de poésie, est appelé au combat. Lors d’une escale au Cap, il rencontre Daphné, une épouse de militaire, dont il tombe follement amoureux. Quelques mois plus tard, il apprend que de cette union est né un enfant. Dès lors, James fera tout ce qui est en son pouvoir pour rencontrer son fils.

Vous l’aurez compris, voici donc un nouveau roman de guerre à ajouter à ma collection… Mais celui-ci occupe indéniablement une place à part. Un enfant de l’amour m’a littéralement transportée. Si la première partie, qui se déroule avant l’escale africaine, m’a d’abord paru un peu longue (vite, vite l’histoire d’amour!), elle permet en réalité de faire réellement connaissance avec James, de découvrir ses racines, ses rencontres, ce qui l’amène à devenir cet adulte intelligent, fort et rêveur. Les pages consacrées à la traversée en bateau sont extrêmement vivantes et m’ont marquée au point que j’avais l’impression d’être moi aussi montée à bord.

La rencontre de James et Daphne se produit lors d’un arrêt bienvenu au Cap. Menant tous deux une existence qu’ils n’ont pas véritablement choisie, ils voient en l’autre le symbole du changement de vie qu’ils attendaient depuis longtemps. Leur rapprochement s’opère dès lors naturellement, sans grande déclaration ni preuve d’amour sensationnelle. Leur histoire naît comme une évidence.

Cette parenthèse africaine doit pourtant prendre fin et James reprend la mer vers à destination de l’Inde. La suite du roman nous dévoile la guerre sous un jour original, celui de l’ennui. Les soldats condamnés à l’inactivité la plus totale prennent leur mal en patience, et quand la nostalgie l’emporte, le désespoir et la folie ne sont jamais loin.

En conclusion, je vais désormais remplir ma bibliothèque d’ouvrages de Doris Lessing, dont l’écriture et les personnages m’ont enchantée. Je vous recommande chaudement Un enfant de l’amour, à lire d’une traite, en écoutant un album des Andrews Sisters !
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