[Lis] Wicked, Gregory Maguire

Une fois de plus, je suis tombée sur ce roman par hasard. Bien sûr, je connais depuis toujours Le Magicien d’Oz, un classique de mon enfance. Bien évidemment, j’avais entendu parler du célèbre musical, mais j’ignorais tout de cette source littéraire, de ce… spin off (en quelque sorte) de l’histoire de Dorothy.

C’est donc l’idée de découvrir cet univers sous un angle neuf, ajoutée à l’envie de me promener à nouveau sur la route de briques jaunes, sans parler de la couverture digne d’un véritable grimoire, qui m’ont donné envie de m’offrir Wicked, la véritable histoire de la Méchante Sorcière de l’Ouest.

Dans Le Magicien d’Oz, le grand classique de L. Frank Baum, Dorothy triomphe de la Méchante Sorcière de l’Ouest… mais nous ne connaissons qu’une partie de l’histoire. Qu’en est-il de son ennemie suprême, la mystérieuse Sorcière? D’où vient-elle ? Comment est-elle devenue si méchante ?

Avec Wicked, Gregory Maguire crée un monde fantastique si riche et si vivant que nous ne verrons plus jamais le Magicien d’Oz avec les mêmes yeux.

J’ai aimé ce récit pour plusieurs raisons, relativement contradictoires d’ailleurs. Je me suis replongée dans le monde magique d’Oz (et ses environs), mais je l’ai vu cette fois sous un jour bien différent. En effet, si le film nous présentait les personnes et les évènements depuis le regard candide de la jeune Dorothy, nous levons cette fois le voile sur l’envers du décor et nous pouvons dès lors nous rendre rapidement compte que les apparences étaient trompeuses. Contrôle, tyrannie, oppression, injustices,… nous sommes aux antipodes du conte de fées: de toute évidence, Wicked est tout sauf un roman pour enfants!

Je me suis immédiatement attachée à l’héroïne, Elphaba… Je n’ai pu qu’admirer sa personnalité hors du commun, son refus du conformisme, son courage, son obstination, la façon dont elle défend ses convictions alors que le monde autour d’elle semble amorphe, voire littéralement anesthésié.

J’ai particulièrement aimé les chapitres qui se déroulent à l’université. On y découvre sa soeur, Nessarose, qui se révèle étrange et fascinante : aussi sublime que dépendante, capricieuse qu’exaltée, son idée du Bien la fera agir de façon inattendue. Glinda, la coquette colocataire, est également un joli personnage. Je l’ai appréciée parce que je la trouve nuancée, imparfaite, déchirée entre sa véritable personnalité et les conventions qui la modèlent depuis l’enfance. Fiyero, enfin, possède cette même subtilité: issu d’un univers traditionnel, il se laisse pourtant séduire par les idées révolutionnaires d’Elphaba, sans jamais pourtant se joindre de fait à son combat…

Une suite a été publiée, dix ans plus tard, sous le titre de Son of a Witch. Je compte sur ce nouveau tome pour éclaircir les zones d’ombre qui persistent et révèler le destin de Tiir, que j’ai hâte de connaître mieux!

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