[Lis] Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee

Bonjour tout le monde! Me voici de retour avec une note de lecture extrêmement enthousiaste. On m’avait promis que j’adorerais Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, pourtant, je ne m’attendais pas à un tel coup de coeur. Je trouve même cette expression en-dessous de la vérité. Afin de vous proposer une image plus adéquate, je dirais que j’ai envie d’en distribuer des copies au monde entier! Enlivrez-vous, c’est ma tournée!

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Leur vie, ainsi que celle de toute une communauté, en sera à jamais bouleversée.

Dès les premières pages, j’ai été frappée par l’originalité du ton: la narratrice est une fillette de huit ans, d’une intelligence rare, et qui porte un regard à la fois candide et lucide sur le monde qui l’entoure. Ce monde, justement, est bien plus qu’un simple décor, il se trouve être une des composantes majeures du roman.

En effet, le récit se déroule dans une petite ville du Sud des Etats-Unis, au coeur des années trente. Nous faisons la connaissance d’un certain nombre de ses habitants, qui forment une galerie de portraits aussi variée qu’assortie. Ils forment un tout cohérent, un microcosme. Car si cette oeuvre est clairement située, en termes d’espace-temps, son message vise, quant à lui, à l’universalité.

Le sujet principal est, de ce fait, toujours d’actualité, puisqu’il s’agit de la question des préjugés et du tort qu’ils peuvent causer. Le titre du roman en est d’ailleurs une métaphore particulièrement évocatrice: tuer un oiseau moqueur est un péché, car cet animal que chanter pour le plaisir des oreilles, sans jamais nuire à qui que ce soit. Nous rencontrons deux personnages qui ressemblent à ce volatile: Tom Robinson, présumé coupable à cause de sa couleur de peau, et Boo Radley, un voisin reclus devenu une véritable légende urbaine pour le voisinage. Les habitants de la ville offrent un éventail de réactions face à l’altérité, de ceux qui la rejettent, à ceux qui l’embrassent, en passant par tous les intermédiaires imaginables. Cela apporte une dimension nuancée qui enrichit encore cette passionnante thématique.

 

J’ai été extrêmement touchée par les valeurs que l’on retrouve dans ce roman et dont Atticus se fait le porte-drapeau. Ne perdant jamais son sang froid, refusant d’émettre le moindre jugement péjoratif à l’encontre de ceux qu’il persiste à appeler ses amis, il est un modèle d’harmonie et de sérénité pour ses enfants. Les circonstances amènent ces derniers à grandir vite, et nous les voyons évoluer de gamins trop curieux, à l’imagination débordante, à de petits citoyens exemplaires.

Le dénouement m’a tenue en haleine autant qu’il m’a bouleversée.  En refermant ce roman, je me suis dit que je devrais à tout prix le prêter, pour que son message ne cesse de se diffuser. Lisez-le sans attendre, et venez m’en reparler!

 L’avis de Catherine

Je l’ai commencé et suis tombée sous le charme! Livre très bien écrit, qui n’a pas pris une ride et dont on se sépare difficilement!

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4 réflexions sur “[Lis] Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee

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