[Lis] Trilby, George du Maurier

 

Lorsqu’il paraît en 1894, Trilby devient un best-seller, à la grande surprise de l’auteur, George Du Maurier, le grand-père de Daphné, et de son ami Henry James.

Voici donc, contées par une plume diserte, les aventures d’une belle grisette, dans le Quartier latin d’antan. Trilby est blanchisseuse et modèle. Petit Billy, un peintre anglais génial flanqué de deux amis pour la vie, s’éprend d’elle, mais son milieu réprouve un tel amour. Surgit alors Svengali, pianiste inspiré, magnétiseur à toute heure, prêt au pire pour enlever la belle…

 

Si j’ai mis tant de temps à terminer Trilby, ce n’est certainement pas à cause de la qualité du roman, qui m’a enchantée. Je suis simplement entrée en hibernation, les températures polaires aidant, et je passe plus de temps à dormir et à manger qu’à faire quoi que ce soit d’autre! C’est un peu désespérant, mais je ne peux pas lutter contre ma nature, n’est-ce pas?

 

J’ai néanmoins réussi à achever les 400 pages de ce classique, que je souhaitais lire depuis ma découverte de Luna Park, où Elsa Triolet multiplie les références au roman de George du Maurier. Malgré cela, je n’ai pas encore réellement quitté l’univers du livre.

 

Car si Trilby raconte une histoire, belle et touchante, son propos est avant tout de dépeindre les moeurs d’un espace-temps tout à fait particulier. Dès les premières pages, nous sommes plongés dans le quotidien magique des artistes, peintres et musiciens, de la bohème. La ville de Paris est décrite sous son jour le plus enchanteur, avec ses ateliers, ses cafés, et ses spectacles.

 

Les descriptions sont nombreuses, détaillées, et éblouissantes. Elles m’ont permis de tout voir, des personnages aux tableaux, sans oublier les vêtements, les rues et les intérieurs.

 

 

Tout cela forme un petit monde charmant, où les personnages se révèlent extrêmement attachants, en particulier le grand Taffy, sensible et toujours loyal, l’élégant Little Billy, véritable Orphée prêt à tout quitter par amour, et – sans l’ombre d’un doute – l’irrésistible Trilby, dont la beauté n’a d’égale que la simplicité. Tous et toutes succombent à son charme candide, à son rire éclatant et à son naturel désarmant. 

 

Le seul personnage obscur est bien évidemment Svengali, génie à la personnalité ombrageuse, qui profite des âmes perdues pour en faire de dociles marionnettes. Bien qu’incroyablement irritant, il est avant tout un être extrêmement charismatique, dont la description fascine autant qu’elle fait froid dans le dos.

 

 

En conclusion, Trilby m’a offert plus qu’un très joli moment de lecture : grâce à ce roman immersif et dépaysant, j’ai voyagé dans le temps!

 

 

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