[Lis] La petite dame en son jardin de Bruges, Charles Bertin – Par le Vert Lisant

 

Après deux articles gourmands, la littérature est de nouveau à l’honneur, grâce à mon lecteur en résidence, Le Vert Lisant.

Comment rendre compte de cet ouvrage, comment l’évoquer ici, comment exprimer le sentiment que l’on éprouve une fois la dernière page tournée?

Dire que c’est un » beau livre », bien sûr, ajouter qu’il est « attachant », certes, mais ces mots, bien que vrais, ne disent pas réellement les qualités de l’ouvrage et les termes justes semblent m’échapper. Aussi, vais-je m’autoriser un détour qui exprimera mieux ma pensée: celui d’une visite dans un musée de peintures.

Vous parcourez les salles, vous vous arrêtez quelques instants à chaque œuvre et vous poursuivez. Et, soudain vous découvrez un tableau devant laquelle vous allez vous attarder parce qu’il vous touche profondément. Vous avez l’impression d’être en empathie avec lui et qu’un sentiment indéfinissable semble vous unir. Et, lorsque vous le quittez, lui, il ne vous quitte pas. C’est, là, cette impression que j’avais éprouvée en achevant, il y a quelques années, la lecture de ce livre.

Dans mon enthousiasme, je l’ai prêté et, comme cela arrive parfois, l’on a oublié de me le rendre. Aussi lorsque, dernièrement, je l’ai déniché un peu perdu entre les volumes d’une bibliothèque, je me suis empressé de l’emprunter. Et les impressions, les sentiments sont revenus avec force et intacts.

Je ne vais pas résumer l’œuvre, ce serait je crois la trahir. Disons, simplement, qu’un homme âgé se souvient des journées merveilleuses de vacances d’été qu’il avait passées, il y a cinquante ans de cela, auprès de cette « petite dame » qui était sa grand-mère: « un être dont la vitalité et l’invention paraissaient inépuisable ». Il émane de ces pages une émotion faite de tendresse mêlée à une sorte de nostalgie douce et heureuse qui vous laisse tout à la fois ébloui et rêveur. La phrase glisse, élégante, simple mais de cette fausse simplicité qui cache un long travail sur la langue avec, ça et là, l’éclat d’un bijou.

C’est un court récit mais c’est un grand livre qui fait particulièrement honneur aux lettres françaises de Belgique. Je ne saurais trop vous le recommander.

Mille mercis pour ce très bel article!

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