[Lis] Le carnet des jours lointains, Sarah Jio

Dix ans plus tôt, Emily était une jeune femme comblée : un mari attentionné, la publication d’un roman à succès et un avenir souriant. Mais le vent a tourné et l’histoire d’amour heureuse n’est plus qu’un lointain souvenir. L’invitation de sa grand-tante à passer un mois dans sa demeure de l’île de Bainbridge tombe à pic. Emily espère que le grand air et l’océan guériront enfin ses blessures. Sur l’île, elle découvre un vieux carnet de velours rouge oublié dans un tiroir. Un journal intime écrit en 1943 par une jeune femme dont l’histoire révèle d’étranges connexions avec sa propre vie. Un petit carnet dont les pages jaunies sont les gardiennes, depuis des décennies, de bien des secrets…

Quand, attirée par sa couverture,  j’ai parcouru le résumé du Carnet des jours lointains, j’ai immédiatement pensé que ce livre était parfait pour moi. De nombreux éléments m’attiraient vers ce roman, à commencer par une héroïne qui écrit et découvre un secret de famille, sans oublier un décor dépaysant et une évocation de la deuxième guerre mondiale.  Cependant, c’est avec un sentiment peu familier de profonde déception que j’ai refermé ce livre.

La première partie du roman semblait pourtant tenir ses promesses. Emily est une jeune femme blessée, en manque d’inspiration, qui, sur le conseil de sa meilleure amie un peu fantasque, décide de renouer avec ses racines en vivant un mois sur l’île où elle a passé ses plus beaux étés. Elle y retrouve sa grand-tante, Bee, indépendante voire marginale, et apprends à connaître ses voisins, qui semblent partager des souvenirs et des secrets bien enfouis. La découverte du journal intime d’Esther viendra éveiller l’âme d’écrivain de l’héroïne, qui cherchera à démêler cette histoire dont elle se sent, instinctivement, très proche.

C’est alors que l’intrigue glisse du prévisible à l’invraisemblable, pour flirter littéralement avec le grotesque. Ficelles grossières, procédés éculés, pénibles incohérences et final digne d’un soap opera, rien n’est épargné au lecteur qui avait pourtant passé un bon moment sur cette île proche de Seattle. Je ne reproche pas simplement à l’intrigue de s’achever avec un réel manque d’originalité, mais je regrette ce dénouement bâclé, pour ne pas dire ridicule.

Même si j’ai pu lire de nombreux avis enthousiastes sur le Net, je persiste et ne vous recommande absolument pas ce roman, qui m’a presque mise en colère tant je me suis sentie bernée! Au suivant!

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