[Lis] Les filles d’Estoril, Margarida Rebelo Pinto

Portugal. Leonor et Nana, deux cousines inséparables, célibataires et trentenaires, ne voient pas la vie de la même façon. Nana, sans attaches, collectionne les jeunes amants ; Leonor, grande amoureuse romantique, attend toujours le prince charmant. Un mystère familial et un mensonge bien caché par leurs mères vont brusquement ébranler leurs certitudes…

Voilà un roman que j’ai acheté en étant certaine qu’il serait à la hauteur de mes espérances. La preuve? Je l’ai entamé sans attendre, sans même jeter un regard à ma bibliothèque débordante. Et pourtant… Je n’ai pas été séduite!

Ce livre ne m’a pas entièrement déplu. J’en ai apprécié plusieurs aspects, à commencer par la découverte de la culture portugaise. La simple évocation de lieux ou de spécialités culinaires, la sonorité des prénoms, tout cela m’a fait voyager. J’ai également été surprise par la persistance des traces d’une société patriarcale, où les femmes, longtemps incomprises, peinent encore à trouver leur place. Si je ne suis d’ordinaire pas extrêmement attirée par la littérature étrangère, autre qu’anglo-saxonne, je sais désormais que c’est un tort, une forme de paresse qui me fait passer à côté de découvertes intéressantes, et si Les filles d’Estoril a pu me le rappeler, cette lecture n’aura pas été vaine.

Car, je l’admets, j’ai bien failli abandonner ce roman en cours de route. L’accumulation d’anecdotes issues de  la vie des nombreux personnages m’a découragée. Il faut attendre la page 150 pour que l’élément déclencheur se mette en place, et les révélations quant au secret de famille tardent vraiment à voir le jour.

De plus, les héroïnes ne m’ont pas paru particulièrement attachantes. Leonor, par exemple, est censée être la romantique invétérée de la famille, mais je ne l’ai pas reconnue dans cette description. J’ai finalement trouvé Nana, incapable de s’attacher à quelqu’un depuis la perte de son grand amour, plus touchante. Mais en réalité, l’histoire qui m’a le plus interpellée est encore celle de Mercês, la mère de Nuno, qui aurait mérité un roman à elle seule. Cependant, le dénouement de ce mystère m’a semblé facile, pour ne pas dire invraisemblable.

En conclusion, Les filles d’Estoril est un roman qui, bien que dépaysant, s’est révélé plutôt décevant à mes yeux.

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Une réflexion sur “[Lis] Les filles d’Estoril, Margarida Rebelo Pinto

  1. Si tu veux te lancer dans la littérature autre que française ou anglo-saxonne, essaie peut-être « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson : c’est Norvégien (ou Suédois, ou Finlandais, enfin, dans ces eaux-là ;-)) et c’est touchant, drôle, très prenant (malgré quelques longueurs dans les passages flash-back, que j’ai parfois zappés je l’avoue !). Ca pourrait peut-être te plaire !

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