[Lis] Frankenstein, Mary Shelley

frankenstein

Bonsoir à tous! Comme je vous le disais dans cet article, la découverte de Frankenweenie, le film de Tim Burton, a réveillé mon envie d’ouvrir mon exemplaire de Frankenstein. Il figure depuis longtemps sur ma liste à lire, mais je ne l’ai acheté qu’assez récemment, après avoir visité l’excellente exposition Art, science et fiction au MAC’s. Le moment était donc venu de me plonger dans l’incroyable histoire de l’ambitieux docteur et de sa mystérieuse créature.

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En expédition vers le pôle Nord, Robert Walton adresse à sa sœur des lettres où il évoque l’étrange spectacle dont il vient d’être le témoin depuis son bateau : la découverte, sur un iceberg, d’un homme en perdition dans son traîneau. Invité à monter à bord, Victor Frankenstein raconte qu’il n’est venu s’aventurer ici que pour rattraper quelqu’un – qui n’est autre que la créature monstrueuse qu’il créa naguère, et qui s’est montrée redoutablement criminelle. 

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Comme le laisse entendre la quatrième de couverture, Frankenstein est un roman où plusieurs narrateurs se succèdent. J’ai trouvé cette construction intéressante, puisque, tout en apportant une variété de tons et de points de vue, elle permet également de nous approcher progressivement, presque prudemment, de celui qui demeure nommé « la créature ».

J’ai particulièrement apprécié les chapitres où ce dernier prend la parole. Loin de l’image du monstre stupide ou assoiffé de sang, la créature fait au contraire preuve d’une vivacité d’esprit et d’une sensibilité exacerbée qui font d’elle le personnage le plus attachant du récit. Tout cela ne doit pas, pour autant, faire oublier les actes de violence dont il se rend coupable et qui, bien plus que son hideuse apparence, justifie le qualificatif de « monstre » dont il se voit régulièrement affublé.

Frankenstein, pour sa part, n’est pas moins ambigu. Admirable pour son génie scientifique, sa soif de découverte, son dévouement à l’égard ses siens, il se révèle par ailleurs décevant, lorsqu’il fuit ses responsabilités ou enchaîne les mauvaises décisions. Le parallèle que l’on peut établir entre créature et créateur, tous deux faits d’ombre et de lumière,   voués au malheur et à un destin tragique, m’a d’ailleurs interpellée.

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En conclusion, j’ai aimé remonter aux origines de la science-fiction et découvrir le vrai visage de ce monstre qui a tant inspiré les arts, de la publication du roman à ce jour.

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