[Lis] Le prix de l’innocence, Willa Marsh

My-Week-with-Marilyn

Bonjour à tous! Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas: après un long moment sans note de lecture de ma part, voici que j’enchaîne les romans à une vitesse presque acceptable! Il faut dire que je m’étais choisi cette fois un livre de moins de 300 pages, mais je reste persuadée que même s’il avait été plus long, je l’aurais également dévoré tant il m’a plu!

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«- On danse ?
J’acquiesçai. Et c’est ainsi que tout commença.»

Pique-nique et virées en décapotable le week-end, premières cigarettes, premiers slows : poussée par ses amis Vanessa et Tony, si joyeusement délurés, l’innocente Fiona prend goût à la liberté. Ce n’est pas la même chanson pendant la semaine. Au grand magasin Winslow, elle doit subir les remontrances de la terrible Mme Ferrars, chef du rayon verre et porcelaine. Elle découvre, stupéfaite, un monde d’intrigues et de coups bas. 
Trois décennies plus tard, Fiona reçoit une lettre de Vanessa lui annonçant la visite de son fils Alex. Les souvenirs affluent… Peu à peu, pour Fiona, tout s’éclaire.

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Comme peut le laisser deviner cette quatrième de couverture, Le temps de l’innocence nous fait pénétrer dans un univers particulier et, à mes yeux, magique: Londres, dans les années 60. C’est plus précisément au coeur de l’un de ces grands magasins cossus, se déployant sur plusieurs étages, que se déroule l’intrigue principale, et chaque rayon laisse rêveur, de la maroquinerie à l’habillement, du mobilier à la porcelaine, luxueux environnement dans lequel évolue la narratrice, Fiona.

Celle-ci, désormais mariée et vivant à la campagne, retrace les moments marquants de ses années suivant l’adolescence, dans une société en plein changement, où les jupes raccourcissent mais où l’éducation reste souvent traditionnelle. Les premiers pas dans le monde du travail seront, pour cette héroïne d’une naïveté et d’une candeur qui font sourire aujourd’hui, l’occasion de passer véritablement à l’âge adulte. Et cette évolution impliquera autant de perspectives nouvelles que d’illusions perdues.

Sans trop en révéler, je terminerais juste en disant que j’ai été particulièrement interpellée par le parallèle que l’on peut établir entre l’héroïne et sa supérieure, Elizabeth Ferrars. Toutes deux vont traverser de pénibles épreuves, mais s’apercevront, tôt ou tard, que l’on peut retirer quelque chose de positif de tout événement, même tragique. Outre ce message d’espoir, j’ai trouvé que la question du pardon était également subtilement traitée, tout comme la métaphore filée de la danse, qui évoque ici l’équilibre instable de la vie de couple.

Je vous recommande donc ce joli roman, partiellement autobiographique, aussi nostalgique que touchant.

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