[Lis] Sang dessus dessous, Claude Izner – Par le Vert Lisant

bookshop

J’aime beaucoup les romans policiers de Claude Izner (1) qui mettent en scène le libraire Victor Legris et son commis de librairie Joseph, tous deux incapables, malgré toutes leurs promesses, de ne pas se lancer dans une enquête. Ils sont entourés de personnages éminemment sympathiques comme Kenji Mori : le père adoptif de Victor, Iris la fille de Mori, Tashe : peintre qui, finalement, épouse Victor, et j’en oublie. Les intrigues étaient excellentes, le style agréable et il y avait juste assez d’érudition bibliophilique pour nous faire croire à une vraie librairie « fin 19e siècle ».

 *

C’était, donc, en toute confiance que j’avais acheté : « Sang dessus dessous ». Quelle ne fut pas ma déception !! D’abord, il ne s’agit pas de la suite des aventures de Victor Legris mais bien de la réédition du tout premier roman policier écrit par l’auteur et, pour un coup d’essai, ce n’était pas vraiment un coup de maître.

*

Pourtant le roman commence bien : nous faisons connaissance de Milo Jassy, bouquiniste sur les quais de la Seine et de sa pittoresque voisine de commerce : Henriette qui vend des tours Eiffel, des boîtes contenant l’air de Paris et autres attrapes touristes et qui n’hésite pas à « s’humecter le gosier ». Ajoutons à cela un meurtre singulier : un libraire asphyxié, poignardé post mortem avec près de lui deux livres vandalisés, de Jules Verne. Or, ce libraire est un ancien ami de Milo et le frère de son ancienne maîtresse. Milo, du coup, se sent impliqué. Pour un peu, on se sentirait dans un roman de Fred Vargas. La suite ne tient pas ses promesses : il s’agit d’un embrouillamini de péripéties, de noms de lieu, de personnage où l’on retient une « jeune femme aux écouteurs » assassinant, dans les mêmes conditions deux autres personnes, quelques femmes et Milo, poussé dans un récit confus, comme un bouchon au fil de l’eau, et qui semble complètement perdu dans une histoire dont, il l’avoue lui-même, à plusieurs reprises, ne pas comprendre le sens. Ajoutons, à cela, un épisode final complètement invraisemblable.

 *

On ne peut guère reprocher à Claude Izner d’avoir fait, dans le domaine du roman policier, une sorte de galop d’essai maladroit pardonné par les excellents romans qui suivent, consacrés aux enquêtes de Victor Legris mais, fallait-il vraiment rééditer son premier roman policier ?

 *

Je vous conseille vivement, donc, la série consacrée aux enquêtes de Victor Legris et, malheureusement, ne vous recommande pas : « Sang dessus dessous ».

 *

(1) Claude Izner est le pseudonyme de deux sœurs qui, ici, écrivent à quatre mains.

*

Merci, cher Vert Lisant!

*

Publicités

Une réflexion sur “[Lis] Sang dessus dessous, Claude Izner – Par le Vert Lisant

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s