[Lis] Le complexe d’Eden Bellwether, Benjamin Wood

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Bonjour à tous! Je suis enchantée de vous proposer aujourd’hui un article littéraire, puisque – comme chaque année – j’ai eu le bonheur de participer à la cinquième édition des Matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten. Cette fois-ci, mon choix s’est porté sur un roman dont j’avais entendu beaucoup de bien… Voyons s’il fut à la hauteur de mes espérances!

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Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, un aide-soignant prénommé Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, il pénètre dans l’église.
Immédiatement, son attention est attirée par Iris, qui n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage…
Oscar se voit bientôt intégré au petit groupe qui gravite autour d’Eden et Iris, mais ce qui se trame dans la chapelle des Bellwether risque bien de bouleverser toutes ses certitudes…

swirl 2Trêve de suspense inutile: je dois bien admettre que j’ai été captivée par ce roman, qui ne m’a pas laissée indemne. Il fait partie de ces livres qui continuent à vous hanter bien après que vous les ayez refermés. Et cela tient à la conjonction de différentes qualités…

En premier lieu, Benjamin Wood parvient à créer une atmosphère bien particulière pour chaque lieu de l’intrigue. Cambridge, avec son esprit universitaire à la fois studieux et insouciant… Cedarbrook, la maison de retraite où travaille Oscar, caractérisée par sa luxuriante glycine et la présence bienveillante du Dr Paulsen… Le manoir Bellwether, évidemment, aussi intimidant que le sont ses propriétaires… Le lecteur ressent – tout comme Oscar – une réelle fascination mêlée d’un sentiment certain d’oppression.

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« Devant eux apparut alors la maison des Bellwether. Oscar en eut le souffle coupé. Elle se dressait, large et haute, d’une blancheur immaculée, nichée dans un coin de campagne si verdoyant qu’on pouvait presque le distinguer dans le noir;  non pas en détail, mais comme une simple présence, une ondulation d’herbe, un mouvement de branches, un miroitement d’eau au loin. »

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Et la réussite du roman doit sans doute beaucoup au choix de son personnage principal. Les mêmes événements narrés par quiconque de la bande ne dégagerait pas une telle aura magnétique, surnaturelle. Car nous découvrons, en même temps qu’Oscar, ces grands adolescents de bonne famille et surtout Eden, musicien prodigieux et inquiétant, qui brouille les frontières entre génie et folie.

Je n’en révélerai pas davantage sur la suite de l’histoire, j’ai d’ailleurs remanié la quatrième de couverture afin de ne pas trop en dévoiler. Sachez simplement que, fort d’un art de la construction magistral et d’une écriture extrêmement prometteuse, Benjamin Wood installe un sentiment de tension croissante, qui nous cloue à notre fauteuil et nous fait assister, impuissants, à l’inévitable dénouement.

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Pour conclure, je dirais que ce premier roman, qui a tout d’un grand, tient véritablement toutes ses promesses. Particulièrement bien rédigé et richement documenté, il entremêle passion, manipulation et démence et vous tiendra en haleine de la première à la dernière ligne. Une réussite!

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2 réflexions sur “[Lis] Le complexe d’Eden Bellwether, Benjamin Wood

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