[Lis] Coeur de papier – Le Salon, Bruno Enna et Giovanni Rigano

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Bonjour à tous! Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous parler d’une bande dessinée très particulière intitulée Coeur de papier. 

 

Kriss Bottomwine est un jeune garçon qui, à la mort de ses parents, se retrouve envoyé dans un orphelinat appelé La Maison de la nuit. A sa tête, une femme mystérieuse, « Mamie Nuit », que personne n’a jamais vue et qui ne communique qu’avec une seule pensionnaire, la jolie Rosamelia.

Un jour, Kriss, accompagné de deux autres orphelins, décide de s’introduire dans les appartements de la directrice afin de la rencontrer. Commence alors un curieux périple où ils découvrent ensemble un monde extraordinaire, onirique, mais aussi complexe et dangereux.

 

Je crois en avoir déjà parlé sur ce blog: l’une de mes récentes résolutions de lectrice est de m’intéresser de plus près à la bande dessinée et au roman graphique. En tant qu’historienne de l’art, je suis fascinée par le travail d’illustration de ces merveilleux supports littéraires, que j’ai trop longtemps délaissés et que je redécouvre aujourd’hui avec émerveillement.

C’est exactement ce que j’ai ressenti en choisissant Coeur de papier, puisqu’il m’a d’abord séduite par la beauté et l’originalité de ses dessins. Comment résister à de tels ornements végétaux et à ces lignes sinueuses à souhait qui évoquent aussi subtilement l’Art Nouveau?
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A la lecture, le volume se révèle aussi agréable visuellement que sa couverture le laisse paraître. L’illustrateur parvient à imposer une esthétique inquiétante, particulièrement immersive et cohérente, tout en réussissant à surprendre le lecteur par la diversité de ses planches et de leur découpage.
Le récit m’a, lui aussi, captivée et, une fois n’est pas coutume, cela ne tient pas tant aux personnages qu’à l’intrigue qui se met en place. Quel est cet énigmatique établissement où vivent une poignée d’orphelins étrangement autonomes? A quoi riment les règles absurdes qui le régissent et où semble avoir disparu la porte de sortie? Quel rôle joue la fascinante Rosamelia? Qui est « Mamie Nuit »? Est-elle une menace pour les pensionnaires ou, au contraire, une protectrice tapie dans l’ombre?
Mon seul regret est qu’à l’issue de la bande dessinée, le lecteur se retrouve avec plus d’interrogations que de réponses. Cela incite, bien entendu, à se ruer sur la suite, mais celle-ci n’est malheureusement pas (encore) éditée. Difficile, dès lors, de ne pas refermer l’ouvrage sans éprouver un certain sentiment de frustration!
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J’ai été toutefois agréablement surprise par le chapitre final, qui prend la forme d’un texte continu et non de vignettes, et qui nous éclaire sur le passé de l’un des garçons. Voilà un ajout inattendu, qui permet de lever un coin du voile… en attendant d’en apprendre davantage!

 

En conclusion, si vous appréciez les histoires énigmatiques et les univers mystérieusement sinistres, vous devriez aimer ce premier tome de Coeur de papier

 

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2 réflexions sur “[Lis] Coeur de papier – Le Salon, Bruno Enna et Giovanni Rigano

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