[Lis] Conversion, Katherine Howe

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Bonjour à tous! Je suis de retour aujourd’hui avec une note de lecture consacrée au roman qui m’a accompagnée jusqu’à Halloween: il s’agit de Conversion, de Katherine Howe.

J’aurais aimé poster mon article le jour J, mais les préparatifs de notre grande soirée déguisée ont pris le pas sur toute autre activité! Je prends donc le parti de publier cet avis a posteriori, ce qui me permet de prolonger l’atmosphère de cette fin de mois d’octobre que j’apprécie tant.

 

Colleen, Deena, Emma et Anjali sont en terminale dans le prestigieux lycée St Joan. Comme ses camarades, Colleen est obsédée par les procédures d’admission des plus grandes universités du pays. Un jour de janvier, une de ses camarades est prise de convulsions et se trouve rapidement suivie d’autres élèves présentant des symptômes aussi étranges. Alors que la presse s’empare de l’affaire, un vent de panique souffle sur St Joan.

Mais pas question pour Colleen de se laisser déstabiliser : elle doit travailler sur la pièce Les Sorcières de Salem, d’Arthur Miller. Et ses recherches la mènent en 1692, au moment du procès des sorcières, à la rencontre d’Ann Putman qui fit semblant d’être ensorcelée.

Les époques se croisent, les drames se nouent. Qu’arrive-t-il aux élèves de St Joan ? Et si la réponse se trouvait dans le passé, trois siècles plus tôt ?

Comme vous le savez peut-être déjà, j’ai un faible pour les personnages de sorcières, contemporaines ou historiques. Ce roman, qui est une fiction inspirée à la fois d’événements de 2012 et des célèbres procès du XVIIe siècle, semblait donc tout indiqué pour la lectrice que je suis. Et pourtant, il n’est finalement que peu question de sorcellerie, que cela soit dans les chapitres principaux ou dans les interludes consacrés au passé.

En effet, Conversion se centre avant tout sur des faits réels et récents qui ont frappé un lycée de l’état de New-York: de manière subite et simultanée, une vingtaine de personnes (principalement des étudiantes) ont été frappées de manifestations médicales diverses et inexpliquées. Ce phénomène a été baptisé par la presse la « maladie mystère ».

Katherine Howe s’est emparée de ce fait divers qui a défrayé la chronique, en choisissant de l’aborder selon le point de vue d’une camarade de classe de la première victime. Et si les protagonistes forment une bande de copines âgées d’à peine 17 ans, le moins que l’on puisse dire est que l’insouciance ne les caractérise en rien.

Les jeunes filles sont en réalité constamment soumises à des pressions, qu’elles soient scolaires ou parentales, qu’elles résident dans le regard des autres ou dans leur propre acceptation d’elles-mêmes. Alors qu’elles ne sont pas encore majeures, elles subissent un niveau de stress insoupçonné et pourtant symptomatique de notre époque, son rythme haletant et son esprit de compétition omniprésent.

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Cette atmosphère pesante est-elle responsable du mal qui les frappe une à une? La cause est-elle, au contraire, liée à un facteur environnemental? A moins que la genèse du phénomène ne soit de nature paranormale?

Le récit fait alterner le temps présent avec le début des années 1800 où Ann, témoin des procès de Salem, revient sur ses déclarations et lève le voile sur les circonstances qui ont incité les jeunes filles à accuser leurs voisines de sorcellerie. J’ai apprécié l’ancrage historique de ces chapitres, qui offrent un éclairage intéressant sur cette saga juridique toujours auréolée de mystère.

Si ces interludes ont, malheureusement, entraîné quelques longueurs, ils restent, selon moi, les passages les mieux rédigés du roman. J’ai, effectivement, moins apprécié le style des chapitres narrés par Colleen. Durant les premières pages, le ton teenager dont se pare la plume de l’auteur m’a paru artificiel et presque agaçant, mais je dois bien reconnaître que, l’intrigue aidant, je n’y ai rapidement plus prêté attention.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup apprécié cette lecture. Si je n’y ai pas retrouvé autant de magie que je l’aurais souhaité, j’ai néanmoins été captivée par l’énigme médicale présentée, comme par la nouvelle interprétation des événements de Salem que Katherine Howe nous propose.

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