[Lis] Mary, Emily Barnett

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Bonjour, chers lecteurs! Je le reconnais: mon rythme de publication a connu des jours meilleurs… Néanmoins, me voici avec un nouvel article littéraire consacré à un roman de 2015 intitulé Mary. 

Mary

Mary est une adolescente des années 2000, qui vit recluse avec sa mère dans un château. C’est aussi une jeune Américaine expatriée à Paris au début des années 50, mariée à un designer. Quels liens secrets entretiennent ces deux femmes ? Comment le Maccarthysme des années 50 peut-il contraindre mentalement une jeune fille d’aujourd’hui ?

De l’enfance sauvage aux atermoiements amoureux d’une femme dans le New York d’après-guerre, Mary sonde les thèmes de l’adultère, de la maternité et de la filiation.

Un premier roman à la forme soignée et maîtrisée qui emprunte à la Rebecca de Daphné du Maurier et aux romans de Laura Kasischke.

En dépit de la date de publication de cet ouvrage, c’est en bouquinerie que je l’ai découvert. Le résumé m’avait séduite par son évocation des années 1950 et de destins de femmes se répondant mystérieusement. La comparaison avec l’oeuvre de Daphné du Maurier avait indéniablement achevé de me convaincre… Et pourtant… Tout, dans cette quatrième de couverture, s’est avéré trompeur.

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Bien sûr, nous suivons effectivement deux Mary, mais si l’une évolue en 52 et 53, la seconde Mary n’est, elle, pas immédiatement située dans le temps. Rien ne la rattache à notre société actuelle et j’aurais aimé que l’on permette au lecteur de conserver ce doute même si, à bien y réfléchir, il viendrait s’ajouter à un récit déjà par trop sibyllin.

En effet, cette Mary contemporaine, manifestement frappée d’un désordre mental, sème des phrases obscures, entrecoupées de propos hallucinatoires et d’ellipses incessantes. Une galerie de personnages, que l’on ne nous présente jamais, crée, de surcroît, un climat inquiétant. L’écriture, dérangeante, frôle l’illisibilité et provoque un profond malaise chez le lecteur. J’ai failli définitivement refermer le roman.

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Ce qui m’a toutefois encouragée à poursuivre ma lecture, ce sont les chapitres prenant place dans le passé. Outre leur style rédactionnel significativement plus fluide, leur construction, basée sur une anticipation, a éveillé mon intérêt.

Les relations s’établissant entre les deux jeunes femmes, qui passent quelquefois pour des coïncidences, qui dressent, en d’autres occasions, des parallèles plus troublants, représentent l’autre atout de ce roman.

Mary n’est pas un mauvais livre, mais j’en garderai un souvenir mitigé… ainsi qu’une certaine rancœur à l’égard de l’éditeur, qui m’avait promis Rebecca et m’a laissée avec un ouvrage inégal, bien éloigné de mes attentes.

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